
Climax, éditeur à qui l’on doit entre autres les deux Moto Gp sur XBOX, nous
revient cette fois avec un Action-Rpg : Sudeki. Attendu depuis longtemps par
tous les fans de la boîte noire à Billou, Sudeki s’est montré relativement
timide au fil du temps. Quelques screens magnifiques ne parvenaient qu’au compte
gouttes, quelques vidéos aussi, mais rien de plus…
La démo jouable parue il y a peu dans le mag officiel XBOX, laissait quelques
doutes quand au déroulement du jeu en lui-même. Aujourd’hui nous avons notre
version en mains et c’est une nouvelle fois ma pomme qui est en charge de vous
donner son avis, suivez le guide !
La voix du maître.
Tout commence par une intro très classique où l’on apprend que les méchants
ont encore causés du tord aux gentils. C’est la voix officielle de Shun de Saint
Seiya qui nous narre l’aventure au rythme d’ombre chinoise sur fond sépia. Le
personnage principal du jeu, Tal, garde du corps de la princesse Allish reçoit
une mission. Il doit en effet escorter cette dernière dans un lieu sacré.
L’aventure débute par cette quête qui vous mènera aux travers de mondes aussi
enchanteurs que grands.
Durant leur long périple nos amis rencontrerons Elco un adepte des laser-guns,
et une jeune fille acrobate dénommée Buki. Ces quatre jeunes héros aurons des
quêtes à accomplir mais surtout une aventure à vivre. Une aventure qui si elle
ne brille pas par son originalité a au moins le mérite de nous transporter dans
un monde merveilleux et enchanteur, bienvenue dans Sudeki.
Des amis ou rien.
Chacun des personnages est jouable et il est possible de les incarner quand
ça vous chante. On ne vous impose pas ou presque pas votre personnage durant
l’aventure, alors libre à vous d’utiliser tel ou tel perso selon les actions à
accomplir. Sachant que chacun d’entre eux a ses particularités et ses aptitudes
propres, inutile de nier qu'à eux quatre ils forment un tout. Tal et Buki sont
de grands guerriers adeptes des armes blanches et des combos furieux alors que
Elco et Allish sont très bons pour le combat à distance ce qui vous simplifiera
la tâche par moment. Le système des combats assez contraignant au début mais
offre malgré tout beaucoup de possibilités. Nous en reparlerons plus tard dans
le test.
Moins beau que prévu.
Première chose qui frappe dans Sudeki ce sont ses graphismes
particulièrement accrocheur, des couleurs très vives et chaleureuses
parfaitement choisies. Cependant on reste très loin des screens hi-res vus par
le passé, les textures par exemple sont particulièrement floues et l’aliasing
omniprésent. On pestera aussi contre un chara-design complètement à la ramasse
(énorme défaut pour un rpg). A défaut de trop vouloir imiter le style Japonais
les développeurs ont crée des personnages qui ne ressemblent à rien et qui
surtout sont très loin de ressembler à ceux vus sur les artworks.
En gros ils sont très moches : mention spéciale pour les personnages féminins
complètement difformes avec des seins aussi gros que leur tête (le jour où les
développeurs auront compris que charisme ne signifie pas grosse poitrine, les
poules auront des dents).
Ensuite l’animation est très perfectible, les mouvements des personnages sont
très saccadés, le manque d’étape d’animation se fait cruellement ressentir. De
plus l’animation générale n’est pas très glorieuse avec de très gros
ralentissements de temps à autres. Sudeki remporte aussi la palme des musiques
foireuses, à deux ou trois exceptions près les musiques du jeux sont banales
voir horribles à certains endroits.
Pour ce qui est de la localisation, le jeu est intégralement en Français et le
doublage n’est hélas toujours pas à la hauteur, à croire que les Français sont
de très mauvais comédiens. Les voix sont jouées sans conviction, et ce défaut
devient très lourd dès les premières minutes de jeu. On reste très loin par
exemple du doublage de Kingdom Hearts pour ne citer que lui. Niveau Bruitage
même constat : c’est mou, on a déjà entendu ça mille fois… Même le bruit des
lames fait peine à entendre. Une chose est sûre, Sudeki est sorti bien trop
tard.
Round one, Fight !
Parlons des combats à présent : c’est simple c’est le bordel. On ne peut pas
être plus clair ! Aucun lock automatique pour frapper son ennemi, on se retrouve
donc souvent à taper dans le vide comme un gros neuneu pendant que vos ennemis
vous démolissent le portrait par derrière… Lors des combats il est possible
d’activer la fonction Bullet-Time, pour donc ralentir le temps… Durant ce temps
qui vous est imparti vous pouvez élaborer des stratégies, changer d’arme ou même
utiliser des objets. Pour ce qui est des combats à distance, le fait de pouvoir
passer en vue à la première personne facilite grandement les choses. On
regrettera donc que les combats soient relativement bourrins et qu’ils ne
plairont pas à tout le monde. Le fait de jouer à Sudeki après un Zelda rend les
combats encore plus pitoyables et brouillons.
Les combats bourrins confèrent donc à Sudeki un côté Hack and Slash que seul les
amateurs apprécieront.
C’est un rpg ou pas ?
Grande question, tous les ingrédients sont là, les points d’expériences, les
quêtes annexes, les combats, ect… Mais on ne peut considérer Sudeki comme un rpg
? Déjà le jeu en lui-même est très linéaire et ne laisse que peu de liberté au
joueur, de plus les combats sont très vites gonflants… La faute à une interface
foireuse en tous points. On reconnaîtra aussi en Sudeki un bon gros Hack and
Slash des familles (spécialité des Américains). Certes on peut upgrader son
perso, améliorer ses capacités et surtout visiter un nombre impressionnant de
lieux mais non, Sudeki n’est pas un rpg. Il en a la forme, l’odeur mais il
manque un petit quelque chose pour en faire un vrai rpg digne des plus grands
(NDLR : « Tout comme le gouda n’est pas un véritable fromage… dit-il en se
servant une tranche supplémentaire... ») Au final il en ressortira un jeu très
linéaire, très bourrin et très loin des promesses faites par Climax.
Alors au final ?
Et bien le constat est sans appel, Sudeki est très décevant, mais comme je
le dis plus haut il a une, voir deux années de retard. Cela se ressent dans la
réalisation plutôt faiblarde, et au nombre incalculable de défauts. Annoncé
comme une bombe, on se retrouve au final avec un jeu très moyen, cependant le
joueur en manque de rpg pourra se laisser tenter, mais il ne trouvera en Sudeki
qu’une faible partie de ce qu’il recherche.
De plus si graphiquement le titre plaira à certains, on notera que le soft est
techniquement
à la traîne en comparaison avec des titres comme Ninja Gaiden ou encore Starfox
Adventures… Sudeki fait pâle figure. C’est en fin de compte un pétard mouillé
comme on en voit rarement de nos jours, il plaira aux amateurs du genre pendant
un moment avant qu’ils ne comprennent que tout compte fait Sudeki est vraiment
moyen, mais alors très moyen…
On remerciera au passage Cassiop lecteur assidu sans qui ce test n’aurait pu
avoir lieu, en effet ma console est H.S et notre bon Cassiop s’est porté
volontaire pour me prêter une console en remplacement alors : Merci Cassiop.